Extraits de » pendules » édité par La Baie en poésie : Cheval crayon 11 mars, 2010
De Monsieur Pierre Boulle
Un cheval-crayon
Caracolait sur une feuille,
Et passait en revue un millefeuilles,
Pour la fine bouche .
Il dessinait des prés,
Des prés et des landes,
Des pas de deux,
Seul et en bande.
Posté à la barrière,
Il imaginait à sa façon,
Des avoines folles,
Et d’autres horizons,
Tant devant que derrière.
Notre cheval-crayon
Broyait du noir,
Pour gommer le bourdon,
En attendant le soir !
Les bonbons 8 janvier, 2011
C’étaient les bonbons de la Mère Meneu,
Les bonbons de l’école,
Ceux de l’enfance, des années cinquante,
Dans les bocaux plein de couleurs…
Berlingots, sucettes ou coquelicots,
Carembars, ou roudoudous,
A la sortie de la classe,
Ils faisaient la joie des bambins,
De Bernard, de ses copains,
Des autres aussi !
Et, tous de papillonner autour,
De l’épicerie de la Mère Meneu.
Chacun avait le chic,
D’aller à tour de rôle,
Chez la tenancière des lieux,
Pour l’envoyer toujours
Chercher à la cave,
Ce qui manquait dans la boutique.
Les bonbons d’en-bas
Etaient les meilleurs,
Des bonbons acidulés,
D’une autre saveur…
Dehors, rivées à la vitrine,
Les frimousses attendaient la sortie de l’écolier,
Les poches boursoufflées à bon prix !
Granville 6 mars, 2010
La Haute Ville s’étire comme un bandonéon
De la pointe du Roc à la flèche du Mont
L’accordéon soupire des langueurs maritimes
Auréolées de brumes aux humides moiteurs.
Le son ouaté, ténu de quelque mauvaise rime
Lui répond, en accord de lyre, chant des torpeurs.
Les doigts agiles du musicien caressent les touches,
De ténèbres et d’ivoire, sur la plage martelée
Par les vagues des phalanges habiles et endiablées,
Marteau des chevauchées que les brisants accouchent,
Ecume des mots, des voix, et des cris de sirènes
Qui percent les clairs matins que la marée ramène.
La rumeur cristalline des ondes percolantes
Envahit les rochers ornés des algues bleues,
Chevelure improbable d’une stèle résistante
Aux assauts redoublés de la houle en ses creux,
Violoncelles inondant les espaces amphibies,
Pour célébrer l’union des rocs en rapsodie.
De la Pointe du Roc à la Flèche du Mont
Le violoncelle soupire après l’accordéon.
Leurs musiques se poursuivent en trémolos vibrants
Des falaises de Champeaux aux îlots de Chausey,
Tels danseurs de tango dans un pas enivrant
Au rythme langoureux des sables névrosés .
Fantasmes maritimes 1 mars, 2010
Arabesques des eaux en courbes dessinées
Sur un lit de gravier, de sable et de tangue,
Façonnée de volutes cendrées
Par les caprices amers du Couesnon
Qui s’accouple à la mer
Vous avez ciselé les contours
D’un sexe féminin
Blotti entre les bras de pointes en airain.
Le clitoris du Mont
Telle une rapière d’argent
Exhibe en sa fierté les mystères
De l’endroit, sa volupté discrète
Et sa fécondité.
Terre et mer de l’art
Les voûtes des abbayes
Se tendent vers le large
Pour rayonner lascives
En festons de beauté.
AUX TOXICOS DU BOULOT 12 mars, 2010
Y faut qu’tu bosses !
Bosses !
Pour faire partie du staff
Staff !
Y faut qu’tu bosses !
Bosses !
Pour payer ton 4X4 !
Quat !
Y faut qu’tu bosses !
Bosses !
Pour payer tes Rollex
Lex !
Faut qu’tu bosses, bosses
Pour payer ta piscine
Cine !
Y faut qu’tu bosses
Bosses !
Pour ce monde de frimeurs,
Meurs !
Pour qui les sentiments,
ne valent même pas du beurre,
mais poses-toi un peu,
regarde ce qui t’entoure,
pense à tous tes amours,
Moi, pendant que tu bosses
comme un fou, pour la peau,
J’me prélasse sous mon arbre
écoutant les oiseaux
en regardant le ciel
à travers les roseaux
loin de ces oripeaux
loin de tous ces démagos
qui prônent le boulot
comme un dogme
un credo !
Collages 7 janvier, 2011
Le petit garçon avait dessiné une maison ;
La première partie, faite au printemps, en était très bleue, avec un nuage bien blanc ;
La seconde, dessinée en été, éclatait de soleil ;
La troisième, conçue en automne, était couverte de feuilles d’arbres mortes ; et la dernière partie était toute enneigée.
Le petit garçon, dans son tableau, avait aussi collé du jour, de la nuit noire, des semailles et des moissons.
Il y avait également une mère, un père, des enfants , un chien et des oiseaux.
Enfin, il avait ajouté du bonheur et des larmes.
Jean Rivet
La complainte du petit garçon , coll . l’enfant et la poésie .
Epaules 21 mars, 2010
Il aura suffi qu’un frôlement d’épaule
Bouscule un soupçon d’âme
Pour que le monde amer
Quitte sa posture de vierge énamourée
Il aura suffi qu’un bruissement de lèvres
Susurre à l’oreille des pensées
Le miel voluptueux des corps enchevêtrés
Sur des lits de chimères
Il aura suffi qu’un frisson
De ta robe
Eclaire le visage haletant
Des sens endormis
Il aura suffi qu’un mouvement
De jambes
Envahisse ma raison
Pour renaître à ta source.
Extrait de « mode d’emploi » de François Pasquier
Librairie-Galerie Racine
Le nuage ( Paul Roquier Coutances concours 2007 ) 26 mars, 2010
Quel est ce point blanc
Là-Bas dans le ciel bleu !
Poursuivi par l’orage
Noir d’encrage !
Il cherche un abri
Quelque part où se cacher,
Mais il ne trouve que le chapeau d’une jeune fille
Ou le chapeau d’un vieux sage.
L’orage arrive sur lui
Mais il ne perd espoir.
Ce nuage noir l’engloutit,
Comme un chien affamé.
La pluie commence à tomber…
Je suis triste de savoir
Que l’histoire de ce nuage
Se termine ainsi.
Mais soudain je vois tomber à travers les gouttes
Devant les yeux du ciel qui se déchaîne
Il me dit au revoir
Et part…
Pendant ce temps le ciel broie du noir
Car il a perdu son beau nuage
Qui reviendra tôt ou tard .
POEME D AMOUR ( Marysa MATHON AMIENS concours 2007) 27 mars, 2010
Coucher sur le papier, mes mots et mes pensées
Tous mes secrets cachés que je n’ose t’avouer ;
Faire sortir sous ma plume, des vers enflammés
Des sonnets enjoués, pour enfin confesser,
L’ amour que je te porte, ma passion dévorante
Qui restent, comme porte close, non dits, non déclarés
Gommer chaque rature, cent fois recommencer
La plume hésitante, tremblante, mal assurée.
Dire aujourd’hui peut-être, je vais lui envoyer
Et délaisser la page, seule et découragée
Mais comme chaque soir, je range mon plumier
Tout au fond du tiroir, demain, qui sait, je t’écrirai …
Quand de Patrick Druart concours 2007 16 mars, 2010
Quand l’aube féline enfantera
De somptueux vols d’oiseaux
Et la brise marine
Des émois de bateaux
Quand le soleil orangé inondera
Les grands champs de lin
Et l’infini bleuté
Les remises de foin
Quand la pluie taquine mettra
Les noirs orages en jachères
Et la lune mutine
Les éclipses en bandoulière
Quand la forêt blessée racontera
Ses rêves aux animaux
Et la source souillée
Ses colères au ruisseau
Quand la nuit radieuse sèmera
Des étoiles princières
Et la muse boudeuse
Des grêles meurtrières
Alors Mon Amour,il sera temps …
Inséparables ( CLASSE DE 6 ème, Collège Jules Verne, 50 St Hilaire du Harcouët ) 2007 22 mars, 2010
Coup de foudre dans le ciel :
Un amour vient de naître.
Amoureux inséparables
Qui s’éloignent du malheur,
De la tristesse, de l’ennui,
Qui s’approche du bonheur,
De l’amour infini
Oiseau de feu, oiseau d’argent
Un amour est né, il ne mourra jamais
Amour multicolore
Amour Arc-en-ciel
Amour qui chante et qui vole
Sur le fil éternel
Mais le fil casse, l’amour trépasse
Oiseau de feu s’éteint lentement
Eternellement s’endort l’oiseau d’argent
Maman je t’aime de Marie Joublin 14 Frenouville concours 2007 12 mars, 2010
Maman, écoute le vent
Il t’apporte un poème
Celui de ton enfant
Des milliers de je t’aime
Maman, ouvre la fenêtre
Ton enfant t’apporte un baiser
Voilà papa et ma soeur
Tous les trois ont dit : Joyeux Anniversaire Maman !
Et on mange le gâteau
Le chien aboie, il en voudrait aussi …
Printemps des poètes 2010 St Jean le Thomas 11 janvier, 2011
Cette année, le Printemps des poètes a été une nouvelle occasion de se réunir autour de la poésie à St Jean Le Thomas.
En effet, à la plus grande satisfaction des organisateurs de cette manifestation, petits et grands avaient répondu à l’appel !
C’est ainsi que le jury a pu décerner des prix à de très jeunes participants mais aussi à de beaucoup plus âgés, puisque des personnes de plus de 90 ans ont été mises à l’honneur, et c’est avec tristesse que nous avons appris qu’un des participants nous avait quittés.
Voici quelques photos de cette fête conviviale, ..
.
Le palmarès 2010 ! c’était comme ça ! alors, pourquoi pas 2011 ? 10 janvier, 2011
LE PALMARES 2010- LA BAIE EN POESIE- PRINTEMPS DES POETES.
246 Textes validés ont été sélectionnés, avec une bonne participation dans les catégories 1 et 3 notamment : 65 contributions en catégorie 3, 75 en catégorie1. Jean Rivet (PHOTO EN DESSOUS) souhaite que la composition nominative du jury figure sur la couverture du recueil de la sélection, chose faite pour la parution 2010. Les délibérations permettent de souligner les réserves émises par les jurés sur les qualités des productions scolaires, trop « fabriquées selon une technique enseignée par le maître », qui interdisent la spontanéité de l’expression de l’enfant.
Le palmarès a été établi ainsi qu’il suit :
- Catégorie 1 :
- Prix catégorie 1 : « un beau chapeau… » élève de 9 ans(Mamau). Ecole de SAINT QUENTIN SUR LE HOMME (50)
- Prix de l’originalité : « le bonhomme de neige » élève de 9 ans (Samy) Ecole de SAINT QUENTIN SUR LE HOMME (50) destiné à constituer la première de couverture du recueil sélection 2010
- Prix d’encouragement à la création poétique : Ecole de l’Yser -SAINT LO (50)
- 2 accessits ; élève de l’Ecole Jules Verne –IFS (14)- ; élève de l’Ecole de l’Yser SAINT LO (50)
- Catégorie 2 :
- Prix unique : « Lettre à Helsinki » Chams Bernard PARIS (75)
- Catégorie 3 :
- Prix unique : « Mise en demeure » Sylvie Furgerot LUC SUR MER (14)
- Accessit : Gilbert Levardon BRECEY (50) Coryne Puaux BREHAL (50)
- Catégorie 4 :
- Prix unique : « les Rêves de la Méduse » Eric Jacquelin PARIS (75)
- Prix spéciaux :
- Prix du temps : « la Plume qui chante » Madeleine Brochard-Moy PONTIVY (56) attribué pour la qualité classique de la versification à une personne de 99 ans.
- Prix « constance « »: Agnès Michel , SAINT LO (50) pour l’ensemble des ses contributions en catégorie 3 et 4 depuis le concours 2007.
- Accessits
- élève de l’Ecole Jules Verne –IFS (14)- ;
- élève de l’Ecole de l’Yser SAINT LO (50)
- Adulte : « Un petit poème » Gilbert Levardon (50) « Coloriage » Coryne Puaux (50)
- Sélection
Tous les candidats ayant été sélectionnés pour la délibération finale ont reçu lors de la remise du palmarès un exemplaire du recueil 2010 dans lequel figure leur poème imprimé.
ESPACE JACQUES AURIAC, RUE DU VIEUX CHATEAU, 50530 SAINT JEAN LE THOMAS
Hommage à Monsieur Caurit 8 janvier, 2011
Nous voudrions honorer Monsieur Caurit de Granville, qui , avant de disparaître le 17 mars 2010,à l’âge de 94 ans, a envoyé ce poème pour le concours.
C’est avec beaucoup d’émotion que nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et saluons la qualité de son écriture.
Voici le poème de Mr Caurit :
Et si la baie m’était contée….
La Baie , tout près d’ici, poursuivant son éternel voyage
De flux, en reflux harmonise mon âme
Altière et souveraine de son immensité en étal
Quelquefois de sa ire redoutable, elle provoque des naufrages
Oh combien de marins ! Oh combien de capitaines !
Qui partirent joyeux pour des courses lointaines
Et qui finirent leurs vies aux fonds des gorges claires
La traversée de la Baie relève de l’ exploit, un guide pro est là pour vous la faire.
A tous les marins perdus en mer, sombrant avec leurs bateaux
Ouvrons notre coeur, cet écrin rouge sang leur servira peut-être un jour de tombeau
Faisant fi, dédaigneuse à souhait,elle rejette tout, aux longs de ses plages
Ses victimes et leurs tristes épaves.
De son oeil scrutateur, il transcrit noir sur blanc,un détail, un reflet, une page de ta vie
Aux admirateurs de la démesure,c’est pourquoi il poursuit
De son piton rocheux émergeant de la nuit,tel un vaisseau fantôme, voici la Merveille !
L’ Abbaye du Mont St Michel, une architecture en dentelle.
D’un parterre fleuri quand tous les arbres recherchant leurs couleurs
éphémères tableaux des irisés subtils,les ors de l’automne……………
Hélas, accrochons la vieille pendule, qui de son tic-tac lassant
A pour mission d’en faire fuir tout le temps.
La Baie tout près d’ici, poursuivant son incessant voyage
De flux en reflux , un temps soit peu, a terni son image
A l’ouest au sud du Cotentin,la Baie dans le déclin doré d’un soleil couchant
Laisse derrière elle une traînée d’ors, où s’entremêlent quelques filets d’argent.
De ces vers malhabiles dont j’en suis le scripteur
Osez ! venez me le dire ! J’en suis aussi l’auteur !
D’un panorama tout à fait elliptique en son descriptif
Et il ferma l’écrit ,satisfait d’en avoir trop dit .
LE MOT DU PRESIDENT DE L ASSOS…. » Un nouveau président du jury « 2 mai, 2011

unnouveaupresidentdujurypourleconcoursdel.doc
CLIC SUR LE LIEN POUR LIRE LE MOT DE FRANCOIS , le président de l’association » LA BAIE EN POESIE »
Merci Monsieur GUY ALLIX : Nouveau président du jury 2011 !
Coupures de presse, aïe ! … 2 mai, 2011
Un clic sur le lien et le jury apparaît. Mais au fait, combien étiez-vous de candidats? regardez !
un autre !
pressejuryouestfrance.pdf
Merci donc de votre participation. C’est une véritable marée de poèmes que le jury a récoltée grâce à vous !
VOIR LIEN 16 septembre, 2011
N’oubliez pas de consultez les liens ….
à droite de cette page, les mots bleus
merci
Règlement du concours 2012, voir ce lien, merci 18 septembre, 2011
Alors, à vos plumes ! et bonne chance à tous !
Automne 22 octobre, 2011
Les châtaigniers énormes
décharnés sous le vent
m’émeuvent comme de vieilles personnes
Je les vois nus
Branches tombantes
alourdis par le poids des années
cassants, se prosternant même
jusqu’au sol d’où sortent des racines
comme des veines saillantes.
Bonne et heureuse année 2012 1 janvier, 2012
Tous mes voeux de santé, joie, et réussite à toutes et à tous !
BRUMES TENEBREUSES 30 décembre, 2011
Les brumes ténébreuses
Le 26 décembre 2011 par Isa
Les brumes ténébreuses
tombent sur les tombes
Une bougie entre les doigts
J’avance vers toi.
Dans ce jardin de marbre
brillant de froideur
Une bougie entre les doigts
J’avance vers toi
Je vois enfin le columbarium
Sans croix, ni foi
Une bougie entre les doigts
J’avance vers toi
Voici la lumière
Voici mon amour
Une bougie contre mon coeur
J’avance jusqu’ à toi.
Vallées perdues
Il est des paysages
noyés de brume
Le gouffre d’une montagne
qu’un blanc nuage embrume
Edredon de plumes
sur des roches caressées
La douceur d’un matin
qui peine à s’éveiller
Sous le manteau laiteux
le village fume
Les animaux couchés
attendent le berger
Ciel blanc
Chante le vent
Dans les vallées perdues.
Un an 29 novembre, 2011
Le temps a passé
Une année s’est écoulée
Un an de vide
Il faut que je l’écrive
Mon Amour
Mon si joli mari
Et si bon papa
La nuit t’a emporté
dans son drap morbide
Je veux continuer
de te le dire
Je pense à toi sans cesse
Grâce à toi, une autre personne
continue son chemin
C’est ton petit garçon
qui a sauvé tes reins
en massant ton coeur
Jusqu’à l’arrivée des secours
Quel courage il a eu
Quel courage il a encore
Chéri au bout d’un an
et d’un an encore
nous t’aimerons toujours .
Les cloches de Ste Croix 20 novembre, 2011
Elles se balancent en l’air
comme des fillettes
sur une balançoire
chantant à toutes voix
qu’elles vont de plus en plus haut.
Les cloches de Ste Croix
balancent en coeur
leurs jambes bronzées
Du haut de leur beffroi
chantent le bonheur
puis s’endorment
comme des bébés !
Tourner en rond 4 novembre, 2011
Les yeux fixés sur le portail
Un bruit de voiture invisible
Sur un tapis de graviers silencieux
Une armoire pleine
Une pile de pull-over alignés
Sur une étagère glacée
Le lit à moitié défait
Un oreiller pas creusé
Mon corps qui cherche ton bras
Mais tu ne rentres pas
Le déni pour mentir
La colère pour détruire
Le rond-point des questions
Tourne en rond
Tourne en rond
en rond , en rond !
Dans ma tête
Dans mon être
Etre ?
Impossible présent
Un an
pourtant
La souffrance 1 novembre, 2011
La souffrance, elle est silence
Son dard glace les sangs
Son venin diffuse lentement
Le poison de la douleur
Puis, elle rit de bon coeur
« Malheur ! Malheur !
Même les rêves prennent peur
« Horreur ! Horreur ! »
La souffrance
Comme la neige
tombe en silence


annonceconcours092011.pdf














reglementconcours2012.doc
